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Articles Historique de 7 danses

Histoire de la Danse

FRENCH CANCAN

« Cancan : espèce de danse ainsi nommée, soit parce que les exécutants imitaient la démarche et le cri de l’oie, soit par suite du bruit qu’ils faisaient » est la définition que donne Franscique Michel en 1856.

Une autre version donne pour origine au cancan, également appelé « coincoin », la danse pratiquée par les blanchisseuses (femmes qui lavaient le linge) de Montmartre dans leurs fêtes, notamment lors de la Mi-carême. Introduite ensuite vers 1840 par Philippe Musard au bal de l’Opéra, célèbre bal du Carnaval de Paris.

Dès 1850, Céleste Mogador, danseuse vedette du Bal Mabille invente une nouvelle danse : le quadrille naturaliste.  Une danse de huit minutes à couper le souffle sur des airs entrainants de la musique festive de Paris. Un rythme endiablé, de l’équilibre et de la souplesse à la limite de l’acrobatie, les danseuses de cancan dans leur costume à frou-frou, font perdre la tête.

Dans les années 1860, en s’inspirant de cette danse, un entrepreneur de spectacles londonien, Charles Morton, crée un spectacle : Le French cancan.

Vers 1885, Grille d’Égout  ouvre un premier cours de cancan à Montmartre.  La Goulue, le crée dans ses règles modernisées.  Nini Pattes en l’air l’enseigne. Parmi les danseuses de cancan les plus connues Jane Avril et  La Goulue sont passée à la postérité grâce au peintre Henri de Toulouse-Lautrec.

Le french cancan connait aujourd’hui un succès universel et est désormais associé dans l’esprit du public à Offenbach, Paris et ses music-halls.

CHARLESTON

Créé dans les années 1900 dans le sud des États-Unis, le charleston prit son essor à New York. Cette danse s’inspire du morceau « Charleston » composé par le pianiste de Harlem, James P. Johnson. Elle s’est imposée aux États-Unis avec la comédie musicale « Runnin’ Wild » (1923) et en France avec Joséphine Baker à partir du milieu des années 1920.

Le charleston se danse en solo, à deux ou en groupe, sur les rythmes endiablés du jazz. Il est fondé sur des déplacements du poids du corps d’une jambe à l’autre, pieds tournés vers l’intérieur et genoux légèrement fléchis.

Le charleston est le précurseur direct du lindy hop et du jazz roots (danses des années swing nées à Harlem dans les années 1930 dansées respectivement en couple et en solo).  Aujourd’hui, les danseurs de hip-hop ou de deep house, reprennent bon nombre de pas de cette danse.

Le costume tel qu’il est représenté aujourd’hui, est apparu à la fin des années 1920.  C’est à partir de ce moment que les jupes on raccourcies pour laisser voir les genoux.  Plumes, franges et perles sont au rendez-vous!

DANSE JAZZ

La danse jazz est une expression générique qui recouvre autant des danses de société que des danses théâtrales. On peut distinguer sa forme d’avant les années 1950, (jazz roots) de sa forme d’après les années 1940-1950 (jazz moderne).  La danse jazz tire cependant son origine des danses afro américaines de la fin des années 1800.

Le terme jazz apparaît en 1917 pour désigner une musique syncopée, dérivée de la culture noire américaine, puis est librement employé pour qualifier les danses issues de cette rythmique. De là, le vocabulaire évolue vers le divertissement et désigne des formes de danses propres aux cabarets, aux théâtres, au cinéma, à la télévision et aux clips vidéo.

À partir des années 1940, les grands chorégraphes modernes intègrent la danse jazz dans les comédies musicales et lui confèrent une fonction narrative. Bob Fosse, dont ses  chorégraphies lui valent une grande renommée à Broadway, est sans doute le plus célèbre chorégraphe et metteur en scène de comédies musicales américaines contemporaines.

Passerelle entre le vocabulaire classique et contemporain, la danse jazz allie harmonieusement les rythmes, les styles et les techniques réputés, elle fait autant appel à la technique la plus exigeante qu’au sentiment le plus authentique.

Cette danse est de plus en plus popularisée et aimée. Moyen d’expression comme toutes les danses, elle demande une souplesse et une douceur particulières. Chapeaux melon et couleurs sombres font souvent partie du costume typique des chorégraphies de Bob Fosse.

DISCO HUSTLE

La musique disco est le résultat d’un mélange de funk, de soul et de pop, enrichi par de nouveaux instruments, les synthétiseurs et parfois une orchestration comprenant des cordes et des cuivres. La musique disco est caractérisée par une danse binaire de tempo assez rapide, les pulsations étant marquées par la grosse caisse sur chaque temps. Mais ce qui est vraiment caractéristique du son disco, ce sont chacun des contretemps marqués par la cymbale charleston de la batterie (ils sont parfois aussi soulignés par le piano). A l’origine, le disco se joue principalement dans les discothèques avec l’invention des maxi 45 tours appelés aussi « 12«  ».

Les origines primitives de ce genre se retrouvent dans des groupes espagnols qui ont  tous les ingrédients des succès Disco qui vont se développer (basse, rythmique, habits, manière de danser…).  Au début des années 1970, dans les discothèques de Brooklyn, du Bronx ou de Harlem, les disc-jockeys sélectionnent des chansons soul ou funk peu connues pour leur capacité à faire danser le public. Ils remixent parfois certains titres en studio, pour faire ressortir la batterie et la basse et mieux rythmer la danse. La majorité des titres disco reste ainsi expérimental.

Au début des années 70,  apparaît aussi le personnage-clé du remixeur.  Tom Moulton qui a mixé de nombreux 12« , remixé des milliers de titres et, qui est à l’origine de plusieurs innovations comme la version allongée et les chansons mixées en continu. Ceci l’a aussi amené à créer le format du « 12″ single », maxi 45 tours ou maxi 33 tours.

Enfin le disco connaîtra une explosion sans précédent dans l’histoire de la musique avec le film Saturday Night Fever joué pour la première fois le 14 décembre 1977. Cet immense succès fera d’ailleurs de l’année suivante l’année où tous les records en matière de vente de disques ont été battus. À cette époque, les discothèques s’intègrent dans un mode de vie, qui se généralisera par la suite à toutes les couches de la société.

Les costumes des participants aux soirées disco sont très variés. Cependant, on distingue plus d’habits aux couleurs vives et aux teintes pastelles, et des mini-jupes chez les filles.  Le disco se danse de façon individuelle assez statique, avec un mouvement caractéristique des bras. Mais il n’existe pas de réelle méthode pour danser sur cette musique.

SAMBA

Il y a plusieurs hypothèses sur l’origine du mot samba.  Il pourrait venir du terme semba, qui signifie « nombril » dans une des langues des esclaves du sud-ouest de l’Afrique. Dans ce contexte, samba veut dire « danser avec gaieté ». Le terme semba est ainsi associé à une invitation à la danse qui consistait à se frotter nombril contre nombril sur des rythmes binaires.  En umbundu, autre langue de la région d’origine des esclaves, samba signifie « être animé, excité ».

La samba est née dans les bidonvilles de Rio de Janeiro au Brésil au début du XXe siècle. En effet, à la fin du XIXe siècle, avec l’abolition de l’esclavage, beaucoup de gens se sont dirigés vers cette grande cité (à l’époque capitale du pays) pour travailler dans les docks, comme vendeurs de rue, ou comme domestiques. Ils ont amené avec eux leurs danses et leurs percussions africaines.

La samba est devenue la musique du carnaval vers 1930. Les premières écoles de samba sont constituées de petits groupes qui défilent sans costumes, au son des percussions. Très vite, ces défilés s’organisent et se transforment en compétitions. En 1935, les écoles sont officiellement enregistrées comme Gremio (cercles récréatifs). La samba se développe et se formalise dans le cadre de cette immense fête populaire, au travers de la partie rythmique, mélodique et de la danse frénétique qui l’accompagne. Elle permet alors à toutes les couches de la population de s’exprimer et de se défouler. Les années 1960-1970 sont au centre d’une « révolution plastique », avec la participation des classes moyennes, qui apportent de nouveaux courants esthétiques. Les écoles de samba travaillent leur image avec la contribution souvent spontanée d’artistes célèbres.  Lors des vingt années suivantes, le défilé des écoles de Rio de Janeiro n’est plus simplement l’objet de rivalités de quartier, mais aussi un enjeu économique entre écoles par ses nombreuses retombées financières. La samba s’enrichit quant à elle durant cette période de la pop-music. À partir des années 2000, on assiste à l’arrivée de nouvelles influences comme le funk ou le hip-hop, qui viennent pimenter les rythmes de samba.

La samba est une musique binaire à deux ou quatre temps.  Le temps fort étant sur le deuxième temps, avec un accompagnement riche en lignes mélodiques syncopées. Le découpage temporel de la séquence est basé sur des approximations de triolets à l’intérieur de chaque temps de la mesure de samba.  Le rythme est donné essentiellement par les instruments de percussion, la guitare et le cavaquinho.

La samba est une danse très complète car chaque partie du corps est utilisée. Les jambes bougent d’avant en arrière ou inversement d’une manière bien particulière tandis que les bras balaient l’air au niveau du bassin. Il existe une multitude extraordinaire de pas. Elle  se pratique en solo sous de nombreuses variantes, ou bien en ballroom (danse pratiquée en couple avec figures chorégraphiques formalisées). Toutefois, certaines formes de samba sont issues de danses collectives dont les pas proviennent d’une pratique utilitaire : la samba de coco, par exemple, résulte des pas, des rythmes et des chants qui accompagnent le battage de la terre avec les pieds pour la construction de maisons en terre battue.

Les amateurs de samba sont appelés « sambistes ».

SALSA

La salsa (mot espagnol qui signifie « sauce ») désigne à la fois une danse, un genre musical, mais également une famille de genres musicaux (musique latino-américaine). Un musicien ou bien danseur de salsa est appelé salsero (salsera au féminin).

Musicalement, la formation typique comprend une section rythmique avec basses, piano, percussions (congas, bongos, timbales); une section cuivre avec trompettes, trombones, parfois saxophones; flûte et violon dans certaines formations et des voix.  Les premières chansons sont Donde estabas anoche (1925, Ignacio Pineiro) et Echale salsita (1933, Ignacio Pineiro).

Des pays comme les É.-U., Porto Rico, le Venezuela, le Mexique, la Colombie et la République dominicaine ont contribué au développement de la salsa, mais c’est à Cuba que furent développées ses bases.

Un facteur majeur dans le développement de la salsa est sa connexion profonde avec plusieurs styles de percussion, ceci plus particulièrement à Cuba, où les peuples africains réduits en esclavage purent préserver leurs traditions sacrées et séculaires de percussion. Cette intégration de la percussion dans la culture populaire est peut-être la caractéristique dominante des musiques afro-cubaines. L’héritage rythmique de la salsa est directement lié à la musique populaire cubaine, laquelle représente la consolidation d’éléments séculaires et religieux africains et européens.  La création de l’État libre et associé de Porto Rico, en 1952, déclenchera de grandes sorties migratoires de cette île vers la côte Est des États-Unis. Ainsi, de nombreux musiciens portoricains jouent à New York les rythmes latins à la mode. Ces rythmes proviennent majoritairement de Cuba, alors centre de la vie culturelle des Caraïbes de par sa situation géographique. Mais après la révolution cubaine achevée en 1959, de nombreux cubains émigrent aussi aux États-Unis. Cuba, par l’embargo, perd son rôle culturel central, laissant à New York ce rôle de pôle d’attraction. La musique à New York sera alors majoritairement d’inspiration cubaine, jouée par des musiciens de toutes les Caraïbes.  À partir de 1973, le nom « salsa » sera massivement utilisé commercialement pour désigner ce mouvement lorsqu’un illustrateur l’utilise dans le magazine Latin New York comme un mot nouveau pour désigner la musique latine. Par la suite, démarre à la télévision new-yorkaise le « SALSA TV SHOW » et à la radio « 100% Salsa ». Le terme est à présent implanté.

Danse majoritairement populaire et apprise dans la rue, elle s’académise à grande vitesse depuis 1996. Cette année vit la naissance à Porto Rico de ce que l’on appelait alors le « Congrès Bacardi de la salsa » devenu « Congrès mondial de la Salsa ». Depuis, les congrès de danse salsa se sont généralisés au monde entier provoquant une académisation de cette danse et une séparation marquée entre les professionnels et les amateurs.  La salsa est une danse improvisée qui respecte des pas de base, qui se danse généralement à deux, où le garçon guide la fille mais que l’on peut pratiquer également seul, ou à plusieurs : en ligne, à plusieurs couples ou encore un leader et deux partenaires (plus rarement deux leaders et une partenaire), etc.  La majorité du temps, la salsa se danse en 8 temps avec 6 temps dansés et 2 temps de pause. On distingue, parmi les multiples manières de danser la salsa: le style cubain, la salsa portoricaine, le style de Los Angeles, le style new yorkais et le style colombien.  C’est une danse qui demande au corps à la fois d’être souple (pour pouvoir enchaîner les pas et les figures) et tendu (pour marquer le rythme).  Les costumes varient dépendamment des traditions de chaque pays.

MERENGUE

Le merengue est un genre musical et une danse née en République Dominicaine vers 1850, et aujourd’hui interprétée également par des artistes portoricains. Ses origines sont incertaines: une des hypothèses serait qu’il viendrait d’une danse appelée la upa habanera qui comportait un pas de danse appelé « merengue »; il pourrait aussi être dérivé d’un style musical haïtien, la méringue haïtienne qui se distingue du merengue par son rythme plus lent.
Le merengue folklorique utilise un accordéon, une güira (instrument de musique de percussion constitué d’un racloir), une tambora et un petit tambour à double tête, parfois un marimban (instrument de percussion imposant ressemblant à un xylophone géant), ainsi que le bandurria (instrument de musique à cordes pincées) qui fut remplacé par l’accordéon.

Le merengue est resté une danse de la campagne, critiqué par la bourgeoisie qui préférait la tumba (type de danse, chant et jeu de tambour extrêmement entraînant) jusqu’à ce que le dictateur de la République Dominicaine, Rafael Trujillo, ne le déclare « danse nationale officielle ».

Dans les années 1970, le merengue s’est modernisé et, sous l’influence de la salsa, les groupes ont incorporé le piano, des cuivres (trombone, saxophone) et des bois, puis le synthétiseur et basse électrique.

Aujourd’hui, la majorité des gens qui dansent le merengue portent des vêtements légers aux couleurs estivales.  Contrairement à l’Amérique du Nord, les femmes dominicaines portent des jupes longues souvent aux teintes pastelles, des fleurs peuvent également décorer leur chevelure ou les costumes.